mardi 17 avril 2007

La poésie du cubit

Alors que le soleil revient, je suis en train de prendre conscience de ce que j'ai manqué ces dernières années. J'ai passé les printemps précédents à Paris, loin de ce qui ne manque pas ici : la bonne odeur de la campagne.
A part les fleurs habituelles que sont le lila ou la glycine, d'autres parfums végétaux se font sentir, et notamment le colza. Sponsorisé par la politique actuelle soutenant les énergies propres, il est planté à tour de bras dans la région. Je découvre donc avec dégoût que cette magnifique plante jaune est très malodorante. Heureusement que sa magnifique couleur réveille les champs, le résultat visuel compense les désagréments olfactifs.
Mais outre les épandages de fumiers en tout genre, j'ai la surprise de constater que dans ce département loin de la côte on peut sentir la mer, ou plus exactement la marée ! D'abord sur les bancs de sable de la Loire, qui en séchant dégage cette odeur assez repoussante, mais aussi à côté des fossés.
Je m'explique : Au cours de mes promenades à vélo j'ai eu l'occasion d'admirer les déchets jetés sur le bord des routes, emballages de nourriture et sacs plastiques en tout genre. En pourrissant au soleil il s'en dégage un délicat fumet. Or lors de ma dernière balade, j'ai dénombré plus d'une vingtaines de cubits de vins éventrés dans le fossé... Outre mon indignation pour cette pollution honteuse et mon envie de vomir à cause de l'odeur, je me suis demandée qui avait pu siffler tout ce vin.











Je ne me pose plus la question maintenant, je pédale sur les chemins des vignes: c'est propre et ça ne sent pas.

Aucun commentaire: