mardi 4 septembre 2007

Smacznego !*

Je ne parle pas souvent de gastronomie et précisément on ne peut pas vraiment qualifier les plats polonais de « grande cuisine ». Cependant je pense que les formes et les couleurs originales et dépaysantes méritent le détour !
À vous de constater …

Les sortes de ravioles sont des « pierogis », fourrées à la viande on les appelle « mieloni », fourrées à la crème et aux fromage « ruski ». Mais on peut aussi en trouver aux lentilles, uniquement au fromage, ou encore aux baies (je crois que se sont des myrtilles), ils sont alors sucrés. La pâte est neutre mais ferme et tendre, la viande généralement épicée. Le tout est bouilli mais on peut rajouter à la fin une sorte de sauce grasse avec des lardons ou autres.

J’avoue que nous n’avons pas goûté la soupe à la crème et à la betterave avec un œuf dur dedans. Il me semble que ça se nomme « zureck ». Les polonais sont des amateurs de soupes diverses avec des œufs dedans.

Le liquide bordeaux est une soupe à la betterave qu’on appelle « barszcz » (ça se dit « borch »).

Leurs viandes sont généralement panées et assez bien épicées, on peut trouver des poissons, de la viande de poulet « de volaille » (oui ça vient du français !), du porc, du bœuf, etc. Les viandes panées sont nommées « kotlet », selon la viande on dit « kotlet schabowy », ou encore « kotlet mielony ».
Côté légumes ils font des salades de choux divers, des concombres, des tomates, qu’ils assaisonnent malheureusement souvent avec une espèce de crème.

Ils mettent d’ailleurs cette crème sur la moindre assiette de pâtes ou de riz, qu’ils saupoudrent de sucre… le pauvre Bernick en a fait les frais !

Ils font également des « kroketis », des sortes de crêpes qu’ils fourrent de la même manière que les pierogis.

On peut manger tous ces plats dans les « bars à lait » qui sont des cantines populaires héritées de l’époque communiste. Les gens avalent rapidement tout cela le midi, car ils mangent vraiment sur le pouce alors qu’ils privilégient le petit déjeuner (par contre il est très difficile de trouver un restaurant pour prendre un petit déjeuner comme en France) et le repas du soir qu’ils prennent entre 16h00 et 18h00. Nous avons dû nous adapter à ce rythme de vie qui suit celui du soleil, car nous somment sur le même fuseau horaire qu’en France, mais là bas le soleil se couche à 8h00-9h00 maximum en été. Trouver un restaurant ouvert à 22h00 c’est donc mission impossible ! Mais la Pologne s’occidentalise et les centres commerciaux des villes touristiques commencent à regorger de restaurants exotiques et fermant à des heures un peu plus « françaises ».
On peut surtout voir des pizzerias et des restaurants « occidentalisant », turques et kebabs sont nombreux (ce qui est sans aucun doute lié à leur histoire).

*se prononce Smachnego et signifie bon appétit !

samedi 1 septembre 2007

Tribulations locative

Concernant mon fameux mur pourris, j’avais laissé mon récit alors que l’agence ne répondait pas à mes appels incessants.
J’en avait tellement marre que je suis allée un samedi faire un scandale à l’agence immobilière. Malheureusement le service location était fermé, mais au moins j’avais pu dévider ma colère devant des clients tétanisés (huhu).

Bref le mardi suivant un expert mandaté par le propriétaire me contacte pour venir voir mon appartement.
Vous vous en doutez, je lui ai déroulé le tapis rouge ! Seulement une fois sur place j’ai compris qu’il était là uniquement pour évaluer l’appartement, et non pour regarder les dégâts causés par l’humidité. En effet le propriétaire aurait dans l’idée de revendre tout cela. J’ai quand même raconté mes malheurs en deux mots à l’expert qui m’a dit qu’il signalerait de toute façon les problèmes.

Au final j’ai réussi à faire venir des ouvriers du propriétaire qui ont… repeint les murs et ajoutés une grille d’aération ! Comme forcément ce qu’il faudrait c’est réparer les infiltrations, au bout d’un mois et demi la peinture toute belle toute blanche est de nouveau en train de pourrir. Sauf qu’il y a deux nouvelles infiltrations (cette fois-ci je ne vous ai pas épargné les photos, elles sont en dessous).

Pour conclure ? Et bien je vis toujours dans un endroit humide et froid avec des limaces dont je retrouve les marques de bave sur mes affaires le matin (mais je ne sais pas d’où elles sortent). J’ai eu pas mal de boulot, je suis parti en tout presque trois semaines et je n’ai pas eu le temps ni le courage de m’en occuper. Je suis tellement blasée maintenant… je me dis que je serai partie dans un peu plus d’une semaine.

Je me demande simplement comment l’agence compte relouer cet appartement ensuite… Je vous dirai comme se sera passé l’état des lieux.

jeudi 30 août 2007

Déjà plus d'un mois !

L'été n'est pas la saison du repos pour moi cette année puisque je n'ai pas arrêté de courir à droite et à gauche, et de travailler à DM bien entendu...
Mais une page se tourne puisque demain sera mon dernier jour dans cette entreprise. Entre temps il s'est passé bien des choses que je ne vous ai pas relaté. Je dois entre autre vous parler de mes problèmes d'appartement (encore et toujours !), finir de raconter le mariage de mon cousin, vous faire la chronique d'un véritable week-end de folie, vous dire où je vais échouer à cette rentrée, etc.

Mais j'ai encore du travail avant de déménager, je vais me contenter ce soir de vous montrer des photos de mon été histoire de vous montrer que je suis toujours vivante !


Pendaison de crémaillère et anniversaire chez Bernik avec tout les copains !



Avec les filles pour l'anniversaire de Miss Nantes



Pose très glamour près de la 205 de Norbert



3 jours de "vacances" chez les parents à N. avec Norbert



Photo du voyage en Pologne avec Miss Nantes prise par Bernik

mardi 10 juillet 2007

Découvertes familiales


La famille du côté de ma mère est assez grande, ce qui est plutôt sympa car mon père était fils unique et il n’a plus de parents, d’oncles ni de tante : il ne lui reste plus qu’une vieille cousine éloignée. D’une part la famille maternelle « équilibre » avec la paternelle quasi-inexistante, et puis ma multitude de cousins permet d'avoir toujours quelqu’un avec qui discuter pendant les interminables repas familiaux.

Mais je dois avouer que ça pause aussi un petit souci : il n’est pas facile de se retrouver tous ensemble. Nous fêtons Noël et puis nous nous retrouvons pour les mariages ou les autres événements, mais tout cela nécessite de l’organisation, voir de la logistique ! Et puis il suffit de ne pas venir une fois pour redécouvrir sa famille.

Voyez plutôt :
Je suis allée au Noël 2005 mais pas à celui de 2006 que j’ai fêté chez Norbert. En plus il y avait un mariage d’un de mes très nombreux cousins auquel je n’ai pas assisté à l’été 2006. Cela faisait donc un an et demi que je n’avais pas vu ma famille. J’avais entendu parlé d’une ou deux naissances par ma mère, mais comme je n’habite pas chez les parents je n’avais pas reçu de faire-part.
Résultat : j’ai découvert un petit cousin dont je n’avais jamais entendu le nom, j’ai vu un petit cousin dont j’avais entr’aperçu le faire-apart de naissance, plusieurs petits-cousins se sont mis à parlé ou à marcher, et ils ont tous pris 30 centimètres ! Je me sentais un peu perdue …

Pour remettre les comptes à jour j’ai donc : un super copain, un papa et une maman, deux frères, une belle sœur, une grand-mère, 16 oncles et tantes, 27 cousins et cousines, 13 beaux-cousins et belles-cousines et 7 petits-cousins et petites-cousines (bientôt 9 !).

Impressionnant, non ? Je trouve que le surnom "la dynastie H." convient donc tout à fait à ma famille :)

jeudi 5 juillet 2007

Vive les mariés !


Dans la série « ce que j’ai fait la semaine dernière », je suis allée aussi à un mariage ce week-end. D’abord ce n’était pas la porte à côté car c’était dans le Nord, et puis j’ai veillé assez tard donc je suis plutôt fatiguée ! C’était réussi et j’ai pris plein de photos (malheureusement les piles nous ont fait défaut alors qu’il y avait encore de la place sur la carte mémoire). Vous pourrez voir nos nombreuses grimaces dès que je les aurai récupérées !
Mais j’ai aussi pris pas mal de clichés de la déco, de la tenue de la mariée, etc. car j’étais en mission d’espionnage pour le compte de l’Imprévue. Elle se marie dans un peu plus d’un an, et j’ai donc fait du repérage : décorations de table, menu, porte-alliance, bijoux, coiffure, invitations, etc. j’ai mitraillé ! Et puis ça tombe bien, le thème du mariage était la nature, comme celui de l’Imprévue :)
Notre famille étant très grande du côté de ma mère, les mariages et les fêtes de fin d’année sont l’occasion de retrouver tout le « clan » (la dynastie H. comme je l’appelle). Mais je vous parlerai famille dans un prochain post, aujourd’hui je tiens à évoquer plutôt la cérémonie et la fête.


Comme j’étais habillée et maquillée en avance, j’ai assisté à la cérémonie officielle à la mairie, ce que j’ai rarement eut l’occasion de faire. Je ne me rappelais pas d’une telle décontraction, mais ce qui m’a le plus surpris c’est la quête à la fin (au profit du centre d’aide socioculturel je crois) ! Pepponne se retournerait dans sa tombe s’il voyait ces manières de curé !

A suivi l’office religieux, j’ai beaucoup aimé le choix des textes et les lectures ainsi que les chants, mais je reste sceptique quand à l’accompagnement à la flûte de pan du synthétiseur…
Échange des vœux, tout le monde était ému mais un lapsus de la mariée a détendu l’atmosphère :
« J-P : Je te veux pour femme, et toi B. veux-tu de moi pour mari ?
B : Oui J-P, je veux être ton mari… oups ! »
Mais elle a vite repris ses esprits et fini ses vœux sans erreur.

La cérémonie continua sans autre problème mais un événement imprévu se produisit à la fin de celle-ci : le chant de sortie avait été à peine commencé et le portes d’entrées s’ouvraient tout juste, que résonna un concert fracassant à l’extérieur : des amis du marié étaient venu faire du bruit avec leurs motos à la sortie de l’église. Ils ont commencé à faire tourner leur moteur dès que les premières personnes sortirent, croyant sans doute que les mariés allaient arriver tout de suite après, ce qui pris en fait cinq bonnes minutes. Empestés et assourdis par ce tintamarre, nous applaudîmes aussi bien que possible en consolant les gamins en pleurs.

Le vin d’honneur était sympa et même coloré : du curaçao et d’autres parfums chamarrés utilisés comme base à des kirs animaient les tables et les esprits. La salle commençant à se vider nous nous rendîmes au lieu où allait se tenir la soirée, à 20 minutes de voiture.

Je ne vous décrirai pas tous les événements, sachez simplement que ce fut festif, délicieux et que même les chansons de Patrick Sébastien n’entamèrent pas notre bonne humeur !

mercredi 4 juillet 2007

Retrouvailles

Jeudi dernier je suis allée à Paris pour retourner à mon ancienne école. C’était la fin de l’année pour eux et surtout la présentation des diplômes. Chaque année c’est l’occasion de retrouvailles animées avec nos anciens camarades. Échanges de potins et de nouvelles adresses, récits de souvenirs communs et de d’aventures inconnues, tout se mêle lors de cette soirée joyeuse et surprenante.
J’y ai revu des compères qui font leurs études ou leur vie à tous les coins de la France, des « deuxième année » fraîchement diplômés que je connaissais bien quand j’étais encore à l’école, et bien entendu des professeurs devenus pour certains des amis…

C’est aussi une fête où les flashs crépitent sans arrêt, prenant des photos scandaleuses que nous ne verront peut-être jamais (mais qu’il est sans doute bon de ne pas regarder pour notre propre intérêt). Pour ceux qui seraient allé à la soirée, envoyez-moi un mail à l’adresse suivante et je vous donnerai l’adresse de mon ftp pour que vous puissiez voir les photos que j’ai prises : yera23@wanadoo.fr N’hésitez pas non plus à m’envoyer les votre, je me ferai un plaisir de le mettre en ligne :)

Et puis cerise sur le gâteau : une ancienne prof nous a donné les catalogues de ma promotion regroupant nos diplômes, nominatifs pour chaque étudiant s’il vous plaît… Comme l’école est publique et dépend de la mairie de Paris, il y avait même un exemplaire pour Bertrand Delanoë !

mardi 3 juillet 2007

Et maintenant, que vais-je faire ?

Voici le finalement grand retour ! Le mois de juin étant riche en travail et en évènements, je n’ai pas beaucoup posté. Il faut dire que les dernières semaines tenaient plus du marathon que de l’emploi du temps d’une étudiante. Vous vous demandez sûrement où en est mon mur pourri, ce qu’il se passe de nouveau dans la famille Daggett, etc. Mais chaque chose en son temps, aujourd’hui je vais parler orientation.

Tout d’abord je me dois de féliciter Norbert : il a obtenu son BTS vendredi dernier. Attention, mention bien et premier de sa promotion, ça se fête ! De plus il a été accepté en DUTA en alternance mais il doit encore trouver une entreprise car celle où il travaille actuellement n'est pas vraiment adapté pour sa formation. Un peu d’attente en perspective donc.

De mon côté je suis allée passer des tests et des entretiens pour entrer en master pro, ça s’est plutôt bien passé mais je n’ai pas encore tout les résultats. Je me suis présentée à quatre masters (je voulais essayer un cinquième mais j’ai été mal informée des dates limites de rendu de dossier, ça fera peut-être l’objet d’un post) et à un bac+4 (dans une école publique de Paris, très réputée). J’ai eu différentes épreuves pour chacun d’entre eux.
Pour le master à Daggett City (mon premier choix après la place en bac+4 que je n’ai pas obtenue), j’ai dû passer des validations d’acquis la semaine dernière.

Les tests comprenaient un écrit (une dissertation sur la question « Internet représente-t il un danger pour la presse et le journalisme ? » tout un programme…). Après correction de celui-ci on était retenu ou non pour un entretien. Lorsque la liste des personnes convoquées à l'oral a été affichée, j’étais dessus et j’ai donc attendu patiemment mon tour… à un détail près : j’avais un train à 17h et les jurys n’en avaient rien à faire ! Au final j’ai eu mon train à une minute près, je n’ai même pas eu le temps de composter mon billet !

Bref petit retour dans le temps, je vous raconte mon entretien. Il y avait deux jurys et tout le monde sortait en tirant la gueule. Une seule fille est sortie plutôt souriante, une autre en nous criant : « Bonne chance ! Franchement, bonne chance ! » Gloups ! Le stress ! En plus j’ai du insister et rappeler moult fois que j’avais un train pour être prise à peu près à l'heure, donc je n’étais pas vraiment détendue.
Au final je suis arrivée quand même à passer devant un jury qui m'a tout d’abord demandé de parler de mon parcours scolaire et professionnel, pourquoi je voudrais étudier à Daggett City et entrer dans ce master. Puis ils ont évoqué ma dissertation qui les a intéressés, et puis encore mon parcours... Je leur ai ensuite montré des travaux, leur ai expliqué ce que je savais faire, ce que j'espère encore apprendre.
Pour finir ils m'ont demandé où je me suis présentée. Comme j’avais été prise partout sauf à Paris, je leur ai dis que mon premier choix est Daggett City, à moins que je ne trouve un emploi en alternance qui me plaise vraiment en région parisienne (ce qui est peu probable). Ils ont été souriants tout au long de l'entretien.

Finalement me dirent qu’ils n'allaient pas me retenir plus longtemps comme j'avais un train à prendre.
Ils conclurent par un « Bon et bien, il y a de grandes chances qu’on se revoit, alors à la rentrée prochaine ! ».

Réponse définitive la troisième semaine de juillet !

mardi 26 juin 2007

Coquillage et bouillasse...


Aujourd’hui en fouillant dans mon sac j’ai retrouvé un petit coquillage offert par Norbert avec qui j’ai passé la journée de samedi à la mer. Il était déjà malade et le vent ne l’a pas vraiment arrangé.
Du coup on a passé le dimanche à se reposer au chaud. Mais comme il ne va pas mieux il est allé chez le médecin qui a diagnostiqué une angine rouge et blanche, et qui lui a donné un arrêt de travail jusqu’à dimanche ! Le pauvre attend en plus les résultats de ses examens pour la fin de la semaine ainsi que sa validation pour la continuation de ses études.

Samedi nous voulions nous tremper les pieds dans l'océan. Mais la marée était basse, après de nombreuses glissades sur la gadoue et surtout arrivés devant des sables mouvants, nous avons battu en retraite :( Pour nous consoler nous nous sommes nettoyé les pieds dans un flaque de mer et nous avons fait peur aux crabes.

Voyez plutôt sur la photo ! J'ai hâte de revoir l'océan... peut-être dans deux semaines ?

lundi 25 juin 2007

Un projet rondement mené


Vous avez certainement remarqué mon absence la semaine précédente. J’étais en fait en plein travail pour ce qu’on appelle le projet professionnel. Je vous ai précédemment présenté mon projet tuteuré, qui consistait en la création d’un site Internet et de la charte graphique de l’Atelier du Relieur Joyeux. Il y a bien évidemment des choses à finaliser à ce sujet mais il est globalement fini. Le plus long dans la création d’un site, ce n’est finalement pas de le faire valider, mais d’arranger tous les détails et disfonctionnements selon la demande du client.

Le projet professionnel consiste au même exercice que le projet tuteuré, mais il se fait en groupe. Notre « agence » a donc été constituée de manière arbitraire et nous avons travaillé sur le même projet, en concurrence avec une autre équipe. Nous devions créer un site Internet pour le CREAM, qui est une entité que je trouve toujours un peu confuse, malgré les plusieurs mois passés sur le projet. Pour synthétiser, c’est un centre qui regroupe du matériel audiovisuel qu’il met à la disposition d’étudiants et d’autres personnes désireuses de monter un projet audiovisuel ou multimédia. Le CREAM accompagne le projet, forme à l’utilisation du matériel, etc. Il a d’autres missions mais je ne vais pas rentrer dans les détails, j’ai l’impression de re-rédiger mon rapport !

Bref nous y avons passé un certain temps et les clients ne semblaient pas s’y intéressé. Ils ne nous fourni aucun document à mettre en ligne (alors qu’il y a une section « catalogue »), répondaient à nos méls en retard, et lorsqu’ils le faisaient c’était pour nous envoyer la réponse adressée à l’autre agence ! De plus ils ne semblaient pas aimé nos maquettes, ni être d’accord avec nos choix… bref, une ambiance de travail bien peu motivante.
Il faut ajouter à cela la répartition des groupes particulièrement bizarre : notre agence était constituée principalement de personnes au profil graphique mais pas technique alors que la conception de ce site demande d’importantes compétences à ce niveau. Et puis l’autre équipe regroupait plusieurs personnes très sérieuses, qui s’y prenaient longtemps en avance.

Du coup, nous pensions vraiment que notre projet ne ferait pas le poids et que notre rapport d’une quarantaine de pages ferait pâle mine face au leur (plus de quatre-vingt pages quand même). Mais nous avions quand même quelques points forts : par exemple nous avions pu constater lors de la pré-soutenance que même si leur rapport était conséquent, il restait très scolaire. De même pour leurs maquettes relativement institutionnelles par rapport aux nôtres. Nous avions plus l’étoffe d’une agence de communication. Lors de la pré-soutenance, ils obtinrent 16 et nous 14/20, de là nous nous sommes dit que de toute façon se ne serait pas notre site qui serait retenu et que c’était très bien car nous ne voulions pas nous embêter tout l’été avec le CREAM.

Nous avons quand même travaillé sérieusement, essayant de se répartir le travail selon nos capacités respectives, nous retrouvant chaque jour pour avancer, participant sur un forum que nous nous étions créé, etc.
Le vendredi matin, juste avant la soutenance, nous avons vu les maquettes de l’autre groupe et nous avons été dégoûtés : ils avaient copier notre gabarit, essayer de reproduire certains éléments, alors que leurs précédentes maquettes n’avaient rien à voir avec les nôtres, elles étaient soudainement bien proches…
Mais au final nous étions plutôt contents de nous, et nous surtout nous étions heureux de nous dire que notre projet ne serait pas choisi ! Nous sommes donc allé à la soutenance de manière assez décontractée, arborant les badges que j’avais fait pour chacun avec le logo de l’Agence Poolp-e* (c’était notre nom, et je ne suis pas peu fière d’en être l’auteur !). À la fin de notre présentation, chaque professeur et puis les représentants du CREAM prirent la parole un à un pour… nous féliciter… Il y eu aussi quelques remarques sur des petits défauts, des questions sur des détails, mais pour l’essentiel, ce fut de véritables louanges !

On était ravis bien entendu, mais en sortant, mon chef d’équipe me glissa discrètement une phrase que nous pensions tous : « On est dans la m…, on va devoir leur finir le site ! ».

lundi 18 juin 2007

Mes colocataires


Depuis quelques semaines j’ai des colocataires dans mon appartement. En effet comme mon agence immobilière se fiche royalement que le mur de ma salle de bain pourrisse… et bien il continue à pourrir. Dès que j’ai moins de boulot, j’appelle, je les relance mais ils disent que quelqu’un viendra voir en journée. N’étant pas présente je ne sais pas quels « travaux » sont faits. Et comme personne ne croit bon de me rappeler pour me dire pourquoi des faïences ont été cassées sous mon bac de douche et pourquoi il fait toujours aussi humide, je les rappelle. La personne du service location n’étant jamais là, la situation dure… depuis presque 4 mois !
En tout cas maintenant le mur est imbibé d’eau sur plus d’un mètre en largeur, et plus de 50 centimètres en hauteur.

Je limite l’envahissement des moucherons grâce au Fulgator, mais de nouvelles colocataires sont arrivées : les limaces.

J’en avais déjà vue une se balader que j’avais sorti dehors pensant que c’était exceptionnel. Puis j’en ai trouvé une morte en faisant le ménage, et finalement samedi matin j’ai eu la bonne surprise de constater qu’il y en avait une qui s’était baladait sur mon chausson-vache (voir photo).
L’énervement me prenant je suis donc allée crier à l’agence immobilière, leur disant que s’ils ne faisaient rien je mettrai mon prochain loyer sur un compte bloqué. Ça a fait réagir mon interlocutrice, mais comme il n’y avait personne du service location (comme d’habitude), elle a juste noté (pour la énième fois) mes récriminations sur son cahier. Si je n’ai pas de réaction demain se sera lettre recommandée et compte bloqué !

Bref ce matin les limaces ont fait leur réapparition en chaire et os. Je les ai mises toutes les deux dans un bocal, ça servira de preuve à l’agence immobilière. Mais quand j’ai raconté mon histoire à Norbert, il a insisté pour que je leur donne de la salade, que je leur laisse des trous pour respirer, etc. quelle tendresse envers plus faible que soit…

Du coup j’ai deux colocataires peu bruyantes et plutôt gourmandes. Je les accueille gentiment, mais je les ai prévenues : une fois les travaux terminés, elles retournent au jardin.

vendredi 15 juin 2007

Au Relieur Joyeux


Je suppose qu'à lire mes plaintes répétées au sujet de mon travail, vous devez vous dire que je ne n’aime pas ce que je fais.
Tout d’abord sachez que je ne vous communique pas tous les ennuis que j’ai au travail, sinon il y aurait un post pas jour à ce sujet. Je ne veux pas passer mon temps à en parler, et puis je suis prudente et vous raconterai le plus horribles une fois mon contrat terminé. Si vous croyez que j’exagère, allez voir le blog de l’Imprévue.
Ensuite j’aime ce que je fais, mais pas dans le cadre de mon boulot en entreprise. Par exemple j’ai mis en ligne il y a peu mon projet tuteuré,un site internet réalisé pour une amie qui a monté un atelier de reliure récemment. Ce n’est pas tout à fait fini mais si vous avez une reliure à faire faire, voici le lien. J'ai également créé sa charte graphique : carte de visite, plaquette publicitaire ainsi que le logo ci-contre.

N’hésitez pas à critiquer le site web !

jeudi 14 juin 2007

Portrait d'une nature morte

Je vous ai déjà parlé de l’Ours mais il y a encore un certain nombre de choses que vous ignorez à son sujet. Pour combler cette lacune, je m’en vais de ce pas vous en faire une description complète, ou plus particulièrement vous rédiger la liste de tout ce qui nous énerve (l’Imprévue et moi) chez lui :

- Il est mou. Ours de par sa carrure, il n’en a pas pour autant la robustesse et la dureté.
- Il marmonne entre ses dents, radotant tout seul devant son écran.
- Il secoue le genou de manière ostentatoire en permanence.
- Il pue la sueur froide le matin.
- Il pue la clope après la pause de midi.
- Son téléphone portable est constamment sur vibreur mais il n’y répond jamais. Parfois, quand le téléphone sonne, il le prend dans sa main et le regarde fixement, en attendant que la personne à l’autre bout du fil raccroche.
- Quand on lui pause une question, il met bien 30 secondes à répondre, le temps que l’info parvienne au cerveau sans doute. Il acquiesce le plus souvent par un grognement incompréhensible et approximatif.
- Il oubli systématiquement de remettre du papier dans l’imprimante quand il imprime quelque chose, ce qui envoie invariablement un message d’erreur à mon ordinateur. Grrr…
- Il a régulièrement des problèmes de connection, et passe son temps sous le bureau à rebrancher des fils (je peux vous dire que l’Imprévue et moi on serre les jambes, surtout quand on est en jupe !).
- Spirituellement absent, il est transparent. Mais on ne peut pas ignorer sa présence pour autant, ce qui est très gênant pour papoter entre filles.

Le portrait est peu flatteur mais pourtant tellement révélateur de ce que je vis chaque jour au travail …

mercredi 13 juin 2007

Gossip girls

Au travail, mon activité favorite est de papoter avec l’Imprévue. Malheureusement comme il n’y a pas de machine à café et qu’on ne prend pas vraiment de pause, ça limite nos discussions. Mais nous mangeons ensemble le midi (quand je n’ai pas trop de travail), le plus souvent dans un petit coin sympathique au bord de la rivière voisine.
Nos bavardages consistent pour moitié à critiquer Tuteur Tunning, l’Ours et Papa Patron (je sais nous sommes horribles mais eux aussi, na !). Et souvent c’est lorsque l’Ours fait quelque chose d’énervant* au bureau qu’on aurait envie de se faire des messes basses affreuses. Mais voilà elle est à l’autre bout de la pièce.
Vous me direz que nous pourrions correspondre sur msn, mais mon ordinateur possède des sécurités qui m’empêchent de m’y connecter ou même d’accéder à n’importe qu’elle page nécessitant un mot de passe (je crois que c’est car mon poste est le serveur).

Je rêve d’avions en papiers, volants au dessus de la tête de l’Ours pour atterrir sur le bureau de l’Imprévue, ou d’un fil tendu entre nos postes sur lequel nous laisserions glisser des petits bouts de papiers. Nos remarques assassines griffonnées sur des post-it, chutes de papiers critiques et autres macules recouvertes de propos ignobles… quel délice se serait !

* Je suis en pleine rédaction des défauts de l’Ours, c’est un portrait peu glorieux mais assez réaliste que je publierai incessamment sous peu.

mardi 12 juin 2007

Mon grand amour


Je ne vous en ai jamais parlé, mais je garde au fond de moi un amour passionné et irraisonné pour les films animés pour enfants. Je ne vais pas pour autant tous les voir, je privilégie généralement les films d’animations au dessins animés purs (à tord sans doute).
Dans mon « top 10 » Il y a bien entendu en toute première place Ice Age (1 et 2, quoique le 2 est peut être meilleur que le 1), Shrek (1 et 2, j’attends le 3 avec impatience), Nemo, Team America , Chiken Run et Toys Story (1 et 2), Les Noces Funèbres, Madagascar, Nos voisins les hommes, Les rebelles de la forêt …
Généralement si je n’accroche pas au graphisme je n’y vais pas (c’est le cas de Wild et de Gang de requin), et puis bien entendu je n’ai pas toujours le temps où l’envie (j’ai ainsi raté la maison hantée, Cars, Happy Feat, etc.).


Je crois que cette curiosité me vient des dessins animés Disney. Les aristochats, Cendrillon, Le Roi Lion ou encore Aladdin ont bercés mon enfance. Je me surprends à me rappeler encore des paroles de la plupart des chansons. Sans compter que les premiers films que je me rappelle être allé voir au cinéma étaient Blanche-Neige et Le Roi Lion.

Aussi quand je suis allée au cinéma avec Norbert voir le troisième volet de la saga Pirates des Caraïbes et que j’ai vu la bande annonce de Ratatouille, je n’ai pu m’empêcher de sourire béatement. Norbert a compris illico et a dit en soupirant : «Ok, on ira le voir… ». Verdict le 1 août !

vendredi 8 juin 2007

Y'en a marre du boulot, vive les carambars et les bulots !

Je me suis très peu occupée du blog récemment, je suis en fait débordée par le travail, j'ai dormi à peine 3 heures la nuit dernière et me voilà de nouveau sur le pont ce matin ! Mais voilà, l'Imprévue travaille sur un ordinateur tout neuf, qui tourne donc avec Windows Vista, d'où un certain nombre de bugs. Entre autre elle ne peut pas utiliser un certain logiciel de graphisme.
Elle en a parlé à Tuteur Tunning, qui comme d'habitude à éluder le problème en disant qu'il verrait. Sauf qu'il n'a rien vu du tout... Bref, ce soucis informatique a commencé une semaine où j'étais en cours, Tuteur Tunning a donc dit à l'Imprévue de travailler sur mon poste en attendant.

A présent que je suis ici, à chaque fois qu'elle a besoin du logiciel, elle vient quand même sur mon poste et j'hérite du sien ... ce qui ne me permet pas de travailler mais au moins je peux aller voir mes méls :)
Si Tuteur Tunning préfère me payer à ça plutôt qu'à faire de la créa c'est son problème.

samedi 2 juin 2007

Le retour de la malédiction


Vous vous souvenez très certainement des mésaventures de Norbert, lorsqu’il était resté enfermé dans les toilettes de mon appartement. Cet événement avait fait suite à 3 autres lors desquels je m'étais moi-même retrouvée enfermée (il faudra absolument que je vous les raconte).

Et bien il y a un peu plus d'une semainen il m'est arrivé encore un de ces épisodes malheureux, je me suis enfermée hors de la voiture. C'est à dire que j'ai laissé les clefs à l'intérieur, que j'ai verrouillé les portes, et que je suis sortie... Vous avez le droit de vous moquer, j'ai honte.

Le pire est que je ne m'en suis rendu compte qu'en début d'après-midi, je devais aller de la zone d'activité à la Poste. Lorsque j'ai cherché les clefs dans mon sac, j'ai du me rendre à l'évidence : elles n'y étaient pas. Je me suis précipitée dans le parking où Titine m'attendait gentiment, les clefs sur le contact.

J'ai directement appelé Norbert, à qui la même chose était arrivée lorsque Titine était encore à lui. Il m'a recommandé de prendre un cintre pour ouvrir le verrou d'une portière mais au bureau il n'y avait que des portes manteaux. Il a donc tenté de m'expliquer comment il avait réussi à fracturer Titine quelques années auparavant en trifouillant le loquet du coffre. Mais ayant comblé depuis le joint défectueux avec du silicone, je ne pouvais plus utiliser la même tactique.

Norbert devait venir justement ce week-end là. Nous décidâmes donc qu'il m'amènerait le double des clés, et que d'ici là je préviendrais le commissariat du coin. Le policier que j'ai eu au téléphone a été très aimable et a dit qu'il préviendrait la brigade pour qu'ils patrouillent dans la zone d'activité. Mais il a bien insisté sur le fait que ça ne garantissait en rien que Titine ne soit pas fracturée et volée (ou pire : brûlée ! Ma pôv' Titine !!!).

Papa Patron m'a assuré que de toute façon le portail du parking était clos chaque soir. Un peu rassurée, je passais de temps en temps devant le fenêtre pour vérifier que Titine soit bien là. Mais étant donné que la zone d'activité se situe dans une ville paumée (il n'y a même pas une seule banque ou distributeur de billet), je savais que ma voiture ne craignait rien en pleine journée.

J'allais bientôt partir, ramenée chez moi par l'Imprévue, lorsque passant devant la fenêtre je vis sur le parking un employé de l'entreprise voisine regagner sa camionnette. Lorsqu'il ouvrit la portière de son véhicule, il jeta un coup d'oeil à Titine. Pour rigoler je m’exclamais: "Regarde pas ma Titine comme ça toi ! Je te surveille !".
L'Ours qui n'avait pas ouvert la bouche depuis le début de ma journée me dit alors : "Fais attention, il peut avoir repéré les clés et revenir cette nuit".
Désolée par ce que j'ai pris tout d’abord pour de l'humour, je répondis : "Je blaguais voyons, le portail est fermé la nuit !
- Oui mais la clôture peut se couper avec une pince.
- Titine a presque 300 000 kilomètres, qui en voudrait ?
- Dans les pays de l'Est elle a de la valeur !
- Et puis y'a un fossé à franchir.
- Ils peuvent mettre des planches.
- Mais nonnnn voyons, qui viendrait commettre un vol ici ?!
- A la fin de l'été dernier il y a eu un vol dans un atelier de la zone.
- ... (Glups !)"
Et voilà, l'Ours qui ne parle jamais avait réussi à me faire paniquer en deux minutes, montre en main.

J’ai très mal dormi ce soir là, et je ne vous raconte pas à quel point j'étais heureuse de voir arriver Norbert avec les clés.

vendredi 1 juin 2007

Le clan des binoclards

Lorsque j'étais au lycée, on m'a plusieurs fois "traitée" d'intello. Pour moi les premiers de la classe étaient ceux qui portaient des lunettes, comme Agnan dans le petit Nicolas. N'en ayant pas et ne travaillant pas de manière exhaustive, je ne me classais donc pas dans la catégorie des binoclards.
Mais voilà, moi qui me ventais de mon excellente vue, j’ai du me rendre à l’évidence il y a quelques mois : celle-ci a souffert de ma pratique intensive de l’ordinateur. En effet depuis cette année les journées de travail passées à retoucher des photos sont éprouvantes pour mes yeux, et cela devient une vraie torture au bout de huit heures.
Je suis donc allé chez un ophtalmologiste (quatre mois d’attente quand même !). Il m’a assuré que j’avais une très bonne vue, mais le fait de passer mon temps devant des formes floues sur un écran la fatigue. Il m’a donc prescri une paire de lunettes à porter quand je travaille.
Une fois les renseignements pris auprès de ma mutuelle et quelques comparaisons de prix effectuées auprès de différents opticiens, je suis allée choisir ma monture avec Norbert.
Ce qui m’a d’abord épaté ce sont les prix… tant qu’on n’a pas a acheter des lunettes on ne se rend pas compte de leur coût ! Heureusement que les mutuelles existent. De plus je ne pensais pas que c’était aussi difficile de choisir sa monture, j’ai bien fait de ne pas y aller seule. Norbert m'a beaucoup aidé, c'est stressant de se dire qu'on va avoir le visage changé aux yeux de tous, et son avis a été très important.

Je ne vais pas porter les lunettes tout le temps, mais je dois me faire à cette idée : j'ai maintenant rejoint le clan des binoclards.

lundi 28 mai 2007

Petite pensée pour une fée

Cela fait longtemps que je n’ai pas parlé de ce qui se passe au boulot mais ce n’est pas pour autant qu’il n'y arrive rien. En effet je suis vraiment heureuse que l’Imprévue soit là. Nos confidences et nos fous rires me font un bien fou. Je redoute déjà quand elle partira en juillet. Mais je sais aussi qu’elle a autant de mal que moi à supporter l’ambiance de travail de notre entreprise, et plus particulièrement notre supérieur direct Tuteur Tunning.
J’aurais beaucoup de choses pas très agréables à raconter au sujet de ce dernier, mais comme il fera parti de mon jury en septembre je préfère faire bonne figure jusqu’au bout.

Pour en revenir à l’Imprévue, je suis cette semaine en examens à l’IUT de B. et elle doit se sentir bien esseulée. Je lui envoie donc tout mon soutien : si tu me lis, je pense à toi ! Je suis certaine qu’on arrivera à faire quelque chose du projet :)

J’ajoute un lien vers son blog sur le côté. N’hésitez pas à y faire un tour si vous voulez en savoir plus sur ma compagne d’infortune. Elle vaut le détour !

jeudi 17 mai 2007

Mea Culpa

Je n’ai jamais parlé du directeur de ma section d’études à l’iut de B. ici, pourtant mes connaissances s’en rappellent certainement. En effet j’ai sans aucun doute évoqué ce personnage plus d’une fois devant elles, nous l’apellerons ici M.R. .

Il est stressé en permanence, toujours à l’ouest, très mal organisé, bref : à se demander pourquoi il occupe un poste à responsabilités. Ses cours sont mal préparés, flous, endormants (j’ai honte mais je me suis assoupie plus d’une fois à mon bureau) et consistent pour la plupart à des délires biscornus au sujet de la communication. Ces moments de bouillonnement psychologiques incontrôlés sont ponctués de « Heuu… voilà, on va faire comme ça.».

Pour que vous cerniez un peu plus sa personnalité, voici un exemple concret illustrant la dangerosité qu’il représente pour ma section.
Lors d’un stage de fin d’année, un étudiant pour qui les relations avec son entreprise et son tuteur n’étaient pas au beau fixe envoie un mél à M.R.. Dans celui-ci il explique leurs rapports conflictuels, et critique ouvertement et de manière très fleurie celui-ci ainsi que l’entreprise en général. M.R. à priori soucieux d’améliorer la relation répond aussitôt. Il envoie donc sa réponse rédigée au-dessus du mél de l’étudiant, et indique en destinataire l’étudiant en question… ainsi que l’entreprise critiquée. La relation de ses derniers, passablement mauvaise au départ, est devenue exécrable.

Loin d’être quelqu’un de méchant, mon directeur de section est simplement distrait et a peu de mémoire. De plus sa tendance à remplir ma boîte aux lettres du même mél avec les mêmes pièces jointes 3 fois de suite m’a fréquemment énervée. Mes connaissances n’ont donc pas entendu beaucoup de bien sur M.R. de ma part.

J’aimerais donc aujourd’hui redorer son blason peu reluisant jusqu’ici. En effet je m’occupe en ce moment de dossiers d’inscriptions pour continuer mes études à la rentrée prochaine. L’école publique qui est mon premier choix propose une formation unique en France. Elle demande donc un bon dossier et un niveau conséquent. Le dossier en question nécessite plusieurs avis de professeurs.
Lorsque j’ai commencé à le remplir je me suis rendu compte que je devais l’envoyer le 29 mai et que j’étais en entreprise toutes les semaines précédent la date butoir. Très embêtée dans un premier temps, j’ai envoyé le fameux dossier par mél à la secrétaire de ma section. Puis j’ai appelé mes professeurs pour leur demander de passer au secrétariat y mettre leur avis sur ma poursuite d’études. J’étais tombé sur des messageries uniquement, mais au bout d’une heure j’eut la surprise de recevoir un appel de M.R..
Il me demanda le nom des profs dont je souhaitais avoir l’avis et après avoir écouté ma liste, il me répondit simplement qu’il s’en occupait. Il m’appela à nouveau mercredi dernier pour me confirmer que tous les professeurs avaient complété le dossier et qu’il me l’envoyait par la poste de suite…

Je ne sais pas encore si les avis des profs sont bons ou non mais je tiens dans tous les cas à remercier M.R. pour le professionnalisme et la rapidité étonnante dont il a fait acte

Mea culpa pour toutes les critiques…

mardi 15 mai 2007

Au Revoir Chirac !


Ce soir je voulais juste poster une petite pensée émue à l’occasion de la dernière allocution télévisuelle de M. Chirac. Je sais qu’il a fait des choses contestables, voir illégales, mais je garde pourtant de lui un sentiment positive. On peut être d’accord ou non avec la politique qu’il a menée, l’image que j’ai de lui est celle d’une personne profondément humaine, dont la naturelle complicité avec le public m’a toujours étonnée. Je suis assez contente qu’il ai incarné la France auprès des gouvernent étrangers durant toutes ces années, j’ai toujours vu en lui un homme plutôt qu’un homme politique.

C’est le premier président dont j’ai pris conscience, sans doute car 95 est mon premier souvenir électoral. J’avais 10 ans et voici comment j’avais vécu ces élections.

En fait j’ai surtout gardé en mémoire deux événements. La période préélectorale ne m’a pas du tout marqué.
Mon premier souvenir est celui de Jospin au balcon, acclamé par la foule. Et ma pensée fut alors : « Pourquoi est-il content ? Il n’a même pas gagné ! ». Je l’ai d’office pris pour un débile profond de même que la foule qui s’était trompée de balcon. J’ai mis quelques temps à comprendre les subtilités de la période électorale !
Mon deuxième souvenir doit être celui du 8 mai 95 je crois, Chirac et Mitterrand étaient installés dans une tribune et il y avait un défilé devant eux. Ce qui m’a frappé cette fois-ci se sont les commentaires des journalistes qui se demandaient se que se disaient le président et le futur président. Ils regrettaient de ne pas avoir installé de micro dans la tribune pour les écouter. Je trouvais l’idée très drôle, mais j’ai aussi compris ce jour là que les hommes politiques n’étaient pas tous du même bord.

Je pense que cette sorte d’affection que je porte à Chirac est due au fait que je n’ai connu que lui comme président. Maintenant que j’ai le droit de voter, la fascination pour la fonction présidentielle m’a quitté. En comparaison à Chirac, les candidats aux dernières élections sont bien ternes et manquent de prestance.

Allez, bye bye Chichi !

samedi 12 mai 2007

To Kill a Mockingbird – Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur


Attention message un peu plus évolué que les derniers ! Je tiens aujourd’hui à vous faire découvrir le livre que je viens de lire.

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur se passe en Alabama dans les années 1930. L’histoire nous plonge dans la vie quotidienne de la ville de Maycomb, dont la tranquillité va être troublé par le procès dérangeant d’un noir accusé d’avoir violé une blanche. Commis d’office à sa défense, Atticus Finch va prendre sa tâche avec sérieux et conviction et se plonger dans cette bataille perdue d’avance. C’est Scout, la fille d’Atticus Finch, dont l’espièglerie n’a d’égale que sa curiosité, qui en est la narratrice.

Si le livre traite d’une histoire vieille comme le monde, combat manichéen entre le bien et le mal, sa véritable originalité réside dans la subtilité avec laquelle le récit est mené. Les deux premières années nous apprivoisions la vie de Maycomb, ses habitants et ses figures, la mentalité de l’époque, les jeux de Scout et son grand frère, le caractère de leur père et les anecdotes du quotidien... La troisième année pendant laquelle se déroule le procès permet de mettre en perspective les événements, de découvrir la portée universelle de la ville de Maycomb et du procès qui la bouscule. Scout grandit en même temps que nous comprenons l’âme humaine : les anecdotes du début deviennent métaphores.

Édité en 1960, ce roman indique les bouleversements futurs du combat pour les civils rights. Sa parution coïncidant avec l’apparition de mouvements contre la ségrégation, le livre surfa sur ce succès et devint rapidement un best seller. Il fut couronné du prix Pullizer en 1961. L’année suivante l’adaptation cinématographique raflait 3 oscars.

L’auteur publia le livre sous le nom de Harper Lee, laissant croire qu’elle était un homme alors que son véritable prénom était Nell Harper Lee. Ne tirez pas... est son seul roman connu ou du moins publié sous ce nom. Le mystère planant autour de l’auteur contribua sans doute à la renommée du récit, qu’on dit en partie autobiographique.

Pour conclure, si l’histoire semble révolue, les problèmes de fond qu’ils soulèvent ne sont pas pour autant dépassés. En effet le livre figure sur la liste des lectures de la plupart des lycées américains, mais des organisations de parents d’élèves le jugent « ordurier ». À force de pressions exercées, certains établissements l’ont donc rayé de la liste, au même titre que Les Aventures de Hucklberry Finn de Mark Twain.

L’Association des Bibliothécaires américains a protesté en 2005 contre cette censure et organisé une campagne pour contrer ce mouvement.

vendredi 11 mai 2007

Chiffons de marque
















Aujourd’hui mon message se veut vindicatif. J’ai décidé de pousser un cri de rage contre le secteur de l’habillement en général. J’en ai marre des doublures qui se déchirent au bout d’une semaine, des trous qui apparaissent sur nos vêtements préférés et des boutons qui se décousent à la première occasion !!!

Je ne suis sans doute pas la seule à avoir constater la mauvaise qualité des habits en général. Je trouve qu’il est scandaleux que même les vêtements « de marque » ou du moins assez coûteux (Zara, La Redoute, Pro Mode, etc.) soient de si mauvaise qualité. La meilleure illustration en est certainement les doublures : qui n’a jamais eu celle de sa poche ou de son sac percée après à peine un mois d’utilisation ?
Ci-joint quelques exemples édifiants, ainsi que la réparation-miracle effectuée par Maman-Daggett sur ma jupe chérie. Merci maman.

Pour conclure j’ajouterai qu’une seule marque ne m’a jamais déçue : Petit Bateau. Et le pire c’est que j’ai acheté la plupart de mes habits PB au rabais sur un marché !

jeudi 10 mai 2007

Un après-midi à Daggett City

R - Je fais un barbecue ce week-end dans mon jardin, tu viens ?
Moi - Non, je peux pas je vote.


Après deux semaines de boulot trop intensives pour me laisser le temps de blogger, me voilà de retour ! J’ai passé un week-end de repos bien mérité à Daggett City, et puis bien entendu je suis allée voter.
Mais je ne finirai pas mon analyse comparative des affiches de campagne ce soir, j’ai mieux à raconter : un après-midi entre copines :)

Car voyez-vous cela faisait bien longtemps que je ne m’étais pas adonner à ce passe-temps merveilleux. Au programme : bronzage à la terrasse d’un café en bavassant, essayage de fringue en papillonnant, lèche-vitrine en papotant.

Plutôt que de ramener un appareil photo numérique j’ai innové cet après-midi là en régressant (logique). J’ai chipé la bonne idée de Miss Mirande et amené un appareil photo jetable… Cela faisait bien longtemps que je n’avais plus tourné la petite mollette permettant de remonter la pellicule dans l’appareil. Ce simple bruit si caractéristique nous a rappelé nos premières boums et nos voyages de classe au collège, que de bons souvenirs… Pour voir les photos, il faudra attendre que je finisse la pellicule !


Permettez-moi également de vous présenter les copines présentes :
- Miss Nantes qui fait ses études à Nantes,
- Miss Lille qui fait ses études à Lille,
- Miss Vienne qui fait ses études à Angers mais qui a passé un petit moment à Vienne.
- Miss Sarragosse qui devait nous rejoindre mais qui n’a pas pu :( donc absente en fait.
Vous remarquerez que mes copines sont des Miss. En fait c’est leur nom de code, mais elles méritent toutes ce titre. Et vous aurez aussi relevé qu’elles étudient toutes à un endroit différent. Ce qui n’arrange pas vraiment les choses pour se voir mais heureusement les week-ends d’élections nous rassemblent.

Finalement les élections ça a du bon.

vendredi 27 avril 2007

Les joies de l’automobile

Aujourd’hui encore j’entendais à la radio une discussion sur la côte de l’euro face au dollar. Elle ne cesse d’augmenter et à priori favorise notre pouvoir d’achat. Mais si le baril de pétrole se négocie en dollar, nous devrions voir le prix du carburant baisser, ce qui n’est pas le cas. Quelqu’un quelque part fait donc des bénéfices de plus en plus gigantesques et ça n’arrange pas mon porte-monnaie. Pour économiser mon essence, voici donc ma solution : bien conduire.
Il fallait y penser, et ça marche ! Pour m’y aider Norbert m’a tout d’abord donner tout un tas de conseils : j’utilise beaucoup plus le frein moteur, je n’accélère jamais inutilement, je passe mes vitesses différemment, etc. L’économie que je fait peut sembler difficile à percevoir et pourtant elle est là et je la constate à chaque pleins grâce à un logiciel tout bête mais tellement chouette : Jerrycan. C’est le deuxième coup de pouce de Norbert, et je dois dire que c’est super pratique :)

Voyez plus tôt la courbe de mes consommations d’essence … en comparaison avec celle du prix de l'essence !

lundi 23 avril 2007

Mesdames et Messieurs, et maintenant le lama !

Si je suis revenue à Daggett City ce week-end pour voter, j’ai aussi passé mon samedi à travailler. Du coup quand Bernique* m’a proposer d’aller au cirque le dimanche avec lui et Miss Mirande**, j’étais contente même si ce n’est plus de notre âge. J’étais aussi étonnée et méfiante : pourquoi m’invite-t-il soudainement à un spectacle ? La réponse était simple, il avait eu les places gratuitement… Mais bon il aurait pu proposer à Bigorneau*** d’y aller plutôt qu’à moi, c’est quand même sympa les grands frères parfois :)
Le seul cirque que je me rappelais avoir vu était franchement médiocre. Trois lamas miteux faisaient le tour de la piste et un clown pas drôle tentait de faire rire les enfants. Limite déprimant.


Mais là je suis allée voir le cirque Zavatta et je dois bien avouer que c’était autre chose :) D’abord il y avait des numéros d’acrobates bien plus élaborés, des trapézistes, etc. Bref des gens qui grimpaient partout et c’était plutôt impressionnant. En plus il y avait des clowns drôles et un numéro de dressage avec des lionnes. Une grande ménagerie exotique et en bonne santé complétait le tout (zèbre, autruche, gnou, etc.).

J’émets cependant quelques réserves sur l’état d’un vieux zébu minuscule et franchement poussif, heureusement qu'il n’a pas claqué sur la piste.. ça aurait plombé l'ambiance.


* Nouveau nom de code pour désigner grand frère Daggett
** Nouveau nom de code pour désigner la dulcinée de Bernique
*** Nouveau nom de code pour désigner petit frère Daggett

vendredi 20 avril 2007

Un peu de sport...

En discutant hier avec Rototo, déprimé par la défaite de l’équipe de Nantes face à Marseille mercredi soir. Je lui dis :
« - De toute façon c’est déjà pas si mal qu’ils soient arrivés en demi-finale, la dernière fois que j’ai vu le classement ils étaient avant dernier.
- …
- Quoi ?
- Mais tu parles du championnat là, moi je te parlais d’un match de coupe de France.
- Ha, heu c’est pas la même chose ?
- Non.
- Ha. »

S’en suivi de longues et fastidieuses explications pour me montrer la différence entre les deux, sans parler de mes tentatives pour comprendre les subtilités entre coupe de l’UEFA et Ligue des Champions. Je dois bien avouer que je ne me rappelle pas de grand-chose.
Pour conclure la discussion Rototo a estimé que comme j’étais une fille et que de toute façon je n’ai jamais fait de sport de compétition, je ne pouvais pas comprendre. J’aimerais me ranger à cet avis mais j’ai envie d’élever ma culture sportive aujourd’hui.

Voici donc les explications les plus claires que j’ai pu trouver sur ce sujet (merci Wikipédia), je les dédicace aux fans du ballon rond, et à tout ceux qui ne comprennent pas comme moi pourquoi il y a autant de coupes différentes.

La Coupe de la Ligue est un trophée français de football remis à l'issue d'une compétition par élimination directe. Elle prend corps en 1994 avec une qualification de son vainqueur pour la Coupe UEFA (C3) depuis à la clé. Le Président de la LFP a décidé d'apporter des modifications substantielles pour la saison 2006-2007 :
• dates de calendrier avancées (1/4 de finale joués avant la trêve hivernale)
• apparition de quatre têtes de série
• exemption de matchs jusqu'en 1/8èmes de finale pour les deux clubs qualifiés directement en Ligue des Champions
Le championnat de France de football, connu actuellement sous le nom de Ligue 1 Orange est une compétition annuelle mettant aux prises les vingt meilleurs clubs de football en France. A l'issu des 38 journées, les deux 1ers du classement sont directement qualifiés pour la Ligue des champions, le 3e pour le tour préliminaire. Le 4e gagne une place en Coupe de l'UEFA. Les trois dernières équipes sont elles reléguées en Ligue 2 au terme de la saison.
La Coupe de France de football est une épreuve ouverte aux clubs amateurs ou professionnels, soit plus de 6 000 des 20 000 clubs français. Cette configuration permet chaque année d'enregistrer de nombreuses « surprises » signées par des clubs amateurs. Cette compétition est organisée par la Fédération Française de Football (FFF). En 2006-2007, 6 577 clubs y participent. Chaque année, le vainqueur de la Coupe de France est directement qualifié pour la Coupe UEFA la saison suivante

La Ligue des Champions de l'UEFA est une compétition annuelle de football entre les meilleurs clubs du continent européen. C'est l'une des compétitions sportives les plus prestigieuses du monde et elle est organisée par l'UEFA . La Ligue des Champions ne doit pas être confondue avec la Coupe UEFA qui est la deuxième compétition inter-clubs européenne.

La Coupe UEFA, souvent appelée Coupe de l'UEFA, est une compétition de football qui oppose des clubs européens. Elle fut créée lors de la saison 1971-1972 par l'UEFA pour remplacer la Coupe des villes de foire qui, elle, a vu le jour le 18 avril 1955.

Nantes a perdu contre Marseille en demie-finale de Coupe de France, et se trouve actuellement en 20ème place du classement de Championnat de France. L’équipe de Nantes est donc reléguable, il reste 5 journées pour se rattraper.

Je comprends mieux pourquoi Rototo est de mauvaise humeur :)

jeudi 19 avril 2007

My name is Daggett and I’m an addict


Je tiens aujourd’hui à vous parler de deux séries américaines auxquelles je suis devenue complètement dépendante. Je les évoque toutes deux car elles appartiennent à un nouveau genre, sans pour autant se ressembler : j’ai nommé Desperate Housewives et Weeds.
La première est bien entendu la plus connue en France (deux saisons sur Canal+, une sur M6), mais une bonne réputation précède la deuxième alors que celle-ci n’a qu’une saison de diffuser sur Canal+.

DH traite de manière nouvelle la vie des femmes au foyer, dans une banlieue américaine bien proprette. Le ton est léger, les scénarios oscillent entre des situations peu crédibles, drôles ou intrigantes, et des sujets plus graves tels que la pédophilie et le suicide. C’est ce savoureux mélange, ainsi que les personnages nombreux mais tous attachants qui font le succès de la série.





Si le cadre est le même dans Weeds, la série a plutôt une allure de tragédie grecque saupoudrée de Marijeanne. On y découvre une mère de famille dont la mort prématurée du mari la pousse à dealer de l’herbe pour subvenir aux besoins de sa famille. C’est la manière dont les choses sont présentées qui m'inspirent la comparaison avec une tragédie. L’héroïne semble en effet contrainte d’avoir recours à ce moyen de survie, alors qu’on ne sait pas exactement comment elle en est arrivée là. On sait simplement que l’héritage est insuffisant (pourtant son mari était ingénieur), pas de précisions sur les études qu’elle a fait ou les métiers qu’elle aurait pu tenter.
Bref la situation est ainsi et Nancy Botwin va découvrir tous les tracas du deal, alliés à la vie mouvementée d’une maman de deux garçons. La conciliation de ces deux univers est très subtile et pose de nombreuses questions qui pourraient être tristounette sans la pointe d’humour souvent apportée par Andy ou Doug.



Les 25 minutes de Weeds donnent du rythme à la série même si c'est souvent frustrant, alors que le format de 42 minutes de DH permet à de petites intrigues de se jouer en un seul épisode. Certains préfèrent Weeds pour son côté plus sulfureux mais il faut rappeler que cette série est diffusée à 22h le lundi sur Showtime alors que DH est abonnée au 21h du dimanche soir sur abc.
Une différence d’une heure qui explique un décalage dans le vocabulaire utilisé et les images traitées !

mercredi 18 avril 2007

Ma vie avec les moucherons


Quand j'étais étudiante à Paris, j'ai passé un an dans un foyer mal entretenu dont les locataires de connaissaient pas les régles de bases de la vie en commnauté. En ayant assez des talons claquant dans les couloirs à 2h du matin, j'ai loué un studio pour ma seconde année d'études. Ce n'était pas mieux pour autant : les prises n'étaient pas aux normes, je pouvais aller aux toilettes et me doucher en même temps, la tapisserie se décollait et j'entendais mes voisins copuler.
En visitant des logements cette année pour m'installer à A. j'en ai donc choisi un complétement neuf, dans une maison séparée en plusieurs appartements. Cette fois-ci je crois que je suis tombée sur trop récent...

En effet depuis que je suis ici, j'ai dû rappeler à l'agence immobilière de mettre du mastique autour de l'évier et du robinet (ils l'avait oublié, l'eau coulait en dessous), les appeler pour deux portes cassées (je jure j'y suis pour rien !), leur signaler les plaques d'aération mal fixées qui tombaient, les harceler pour le mur mitoyen à la salle de bain du voisin qui se lézardait et se couvrait de tâches d'humidités, etc.



Bref, que de problèmes. Au bout d'un mois sans problème je me croyais tranquille, erreur : les moucherons ont commencé à m'envahir. Au début j'en ai tué un ou deux, puis c'était par dizaines qu'ils succombaient entre mes mains. Il m'a fallu 3 jours pour comprendre qu'ils avaient élu domicile derrière mon meuble tv... où une infiltration d'eau dans le mur faisait pourrir la peinture ! (je vous épargne la photo)
J'ai donc directement appelé l'agence qui a fait les joints de la douche responsable du désastre, mais je dois attendre que le mur ne soit plus humide pour qu'il viennent refaire la peinture.




Les moucherons continuent de prendre leur douche avec moi, j'ai donc acheter du Fulgator et je continuerai mon génocide sadique jusqu'à nouvel ordre: je n'ai pas signé un bail en colocation.

mardi 17 avril 2007

La poésie du cubit

Alors que le soleil revient, je suis en train de prendre conscience de ce que j'ai manqué ces dernières années. J'ai passé les printemps précédents à Paris, loin de ce qui ne manque pas ici : la bonne odeur de la campagne.
A part les fleurs habituelles que sont le lila ou la glycine, d'autres parfums végétaux se font sentir, et notamment le colza. Sponsorisé par la politique actuelle soutenant les énergies propres, il est planté à tour de bras dans la région. Je découvre donc avec dégoût que cette magnifique plante jaune est très malodorante. Heureusement que sa magnifique couleur réveille les champs, le résultat visuel compense les désagréments olfactifs.
Mais outre les épandages de fumiers en tout genre, j'ai la surprise de constater que dans ce département loin de la côte on peut sentir la mer, ou plus exactement la marée ! D'abord sur les bancs de sable de la Loire, qui en séchant dégage cette odeur assez repoussante, mais aussi à côté des fossés.
Je m'explique : Au cours de mes promenades à vélo j'ai eu l'occasion d'admirer les déchets jetés sur le bord des routes, emballages de nourriture et sacs plastiques en tout genre. En pourrissant au soleil il s'en dégage un délicat fumet. Or lors de ma dernière balade, j'ai dénombré plus d'une vingtaines de cubits de vins éventrés dans le fossé... Outre mon indignation pour cette pollution honteuse et mon envie de vomir à cause de l'odeur, je me suis demandée qui avait pu siffler tout ce vin.











Je ne me pose plus la question maintenant, je pédale sur les chemins des vignes: c'est propre et ça ne sent pas.

lundi 16 avril 2007

Question de point de vue

Après une semaine de travail intensif qui ne m'a pas laissé de répit pour poster, me voici de retour ! Ne voulant pas saboter le blog et faire fuir les rares visiteurs je ne parlerai pas ce soir de mes problèmes immobiliers ou autres turpitudes de bureau... ça attendra demain ;)














Comme j'ai passé Pâques à réviser avec sérieux et vertue, Norbert est venu me dévergonder ce week-end. Au programme chasse aux oeufs (en retard mais bon), musée de la magie à B., balade, vide-grenier, pic-nic et bronzage...
Je laisse parler les photos à ma place, il parait que ça fait plus d'audimat que mes énormes pavés de texte (dixit Rototo). Attention les mirettes, y'a des images-choc.


jeudi 5 avril 2007

L'affiche de l'année















Ci-joint les débuts de ma collection d'affiches pour les élections 2007.
On dirait que Arlette cherche à nous traumatiser avec sa tête d’enterrement. La première fois que j’ai lu l’affiche j’étais en voiture. De loin j’ai compris qu’elle revenait d’un camps de travailleurs… Très très mauvaise com’ !

Celle de Sarkozy me rappelle fortement un certain Mitterand. Je ne sais pas si la citation est volontaire, mais il n’y a rien de novateur là dedans.


Buffet se la joue, fondue dans la foule, genre je suis comme tout le monde, j’ai un regard franc et lumineux. Mais bon, jsuis pas convaincue.

Besancenot, ses phrases-choc, sa bouille de hamster et des couleur ketchupi et p’tite mayo... Une affiche de gauche quoi !











Si je devais voter pour la plus belle que j'ai vu pour l'instant se serait sans doute celle de José Bové. Elle me rappelle un peu celle de Volver (magnifique). Très jolie fleur le coquelicot. Je me demande si en prenant la prenant comme signe de ralliement à sa campagne Bové a pensé à toutes ses symboliques.
C’est quand même une plante de la famille des papavéracées… comme le pavot ! Et elle en a les mêmes effets narcotiques (mais moins fort). Enfin ceci dit c’est aussi la fleur associée au souvenir des soldats morts aux combats depuis la guerre 14-18.

Je cherche donc dans le programme de Bové une quelconque évocation de légalisation ou de loi concernant les vétérans. Pas vu pour l’instant.